בסייד Créteil, le 18 Tichri 5770 Chers Elèves, Le décalage dans le temps pour choisir de m’exprimer en ce début d’année correspond à un choix. En effet, je souhaitais comme on le dit couramment : « donner du temps au temps ». Comme vous le savez, Ellul avec son cortège de rendez-vous matinaux pour les Selihot, précède le mois de Tichri avec des dates combien solennels, non en tant que protocole pompeux mais parce que des enjeux fondamentaux doivent nous conduire à nous engager, mais non s’engager simplement. Il s’agit là de prise de conscience, qui ne peut que s’effectuer dans le temps car tout le travail de préparations préliminaires, de recherches durant ces deux mois peut et doit nous permettre de nous présenter dépouillés devant Hakadoch Baroukh Ou, Le Seigneur Tout Puissant, dans l’espoir d’accéder à Son Pardon pour cette année écoulée encore. Comme une quête spirituelle, qui nous permet de grandir, car renforcés de la connaissance de nos fautes, de nos manques, de nos égarements, de nos suffisances, connaissance qui ne peut s’en arrêter là car bien sûr le chemin vers Roch Hachana et Yom Kippour, doit nous permettre d’accéder à la reconnaissance de la suprématie divine dans sa dimension créatrice Malkouyot, Zikhronot : l’expression de notre foi en D. qui se souvient de nous comme Il s’est souvenu d’Isaac sur l’autel du Moria, ou de Sara, Rahel et Hana épouses stériles pour les guérir. Ces « souvenirs » constituent autant de révélations individuelles ou collectives. Enfin les Chofarot sont le signe de Aux sons du Chofar qui ont pour vertu de nous éveiller, nous faire sortir de notre torpeur, nous qui nous installons régulièrement et facilement dans un confort du quotidien, de l’habitude, de l’acceptation passive de nos faiblesses, réagir pour tenter d’accéder au pardon que nous accordera BH, Hakadoch Baroukh Ou dans ses attributs de miséricorde. Comme il est dit dans l’office de Yom Kippour, j’ouvre ma bouche mais je prie pour que ce soit Toi Seigneur Tout Puissant qui amène mes paroles, incapable que je suis d’accéder sans Ton support et Ta lucidité pleine, de formuler les termes transparents ou transpirants mon être dans sa sincérité et connaissance que Toi seul peut avoir et offrir, afin de me faire accéder à une honnêteté parfaite, pour me présenter dans une « pureté pure » au moment du jugement, dans l’espoir d’être inscrit dans Le Livre De La Vie pour cette année encore, pureté à laquelle je ne pourrais accéder sans l’Immanence, l’Omniscience et la Suprématie Divines. Ce chemin parcouru pendant tout ce temps, le recueillement extrême auquel nous parvenons dans ces divers moments d’errements, l’intensité passionnée et vraie de ces tefilots, de ces temps où chacun dans son dénuement s’enrichit alors que vidé d’une énergie que nos corps n’ont pas car meurtris durant le jeûne de Yom Kippour, ces êtres humbles, vrais, sincères, se présentent transformés devant Comment remercier Le Saint Tout Puissant, de Sa Générosité et de Sa Grâce, pour nous, pauvres pécheurs. Je veux donc, m’adresser à ces êtres, qui ont été capables de donner le meilleur d’eux-mêmes, et en cette année 5770, de déployer toute cette force dans l’intensité et dans le temps pour sortir grandis de ce fabuleux parcours que nous devons être capables d’effectuer au quotidien et sortir grandis chaque instant de l’effort permanent que je fais sur moi-même pour m’améliorer : dans la parole, dans le comportement dans la tefila. Que chaque instant soit pour moi le témoin, le garant de ma sincérité que j’ai su déployer durant ces deux mois et que ma joie parvienne décuplée jusqu’à Simha Tora, moi qui suis transporté de Simha, car porté par notre Sainte Tora. Voilà le message que chacun doit porter. Une Nechama Tehora, âme dans sa pureté, dans sa splendeur, dans sa lumière, capable de rayonner pour elle mais aussi pour les autres, car je reste le « gardien de mon frère », et espère trouver en chacun un modèle pour cette année BH, renforcé dans ses engagements. Une école juive dépasse le cadre d’une simple instruction, son projet est autre : plus orgueilleux, plus riche, plus noble ; elle vise l’Education, entendez là, éducation de nos valeurs, valeurs de Programme ambitieux, mais je veux que cette année soit marquée par un mieux nettement perceptible, afin que ces recherches, ces tefilot, ces engagements de Ellul et Tichri, n’apparaissent pas comme de vaines paroles mais révèlent une propension vers le mieux que chacun porte en soi et vers lequel nous devons tendre inexorablement : infime remerciement en retour au Tout Puissant. Chana Tova oumétouka. Quétiva vahatima tova, béssifrane chel tsadikim. Que Le Directeur Yaacov Hayat